GTOK? GTKO!

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NEXTCLUES FUCKFEST#3 (23/24 avril 2011, Mains d’Oeuvres)

PROGRAMMATION ET INFOS PRATIQUES

EDITO : Parler de musique, c’est bien. l’avoir sous ses propres yeux, c’est mieux. Nextclues, le webzine prétendument ouvert à vos styles de prédilection – punk, postpunk, art-punk, proto-sludge, geometric-spacerock, hardcore de base, losercore, nu-stoner, avant-garage, après-dîner -, referme son éventail pour son tant attendu Fuckfest, troisième du nom, qui sera placé sous l’égide de la Noise, le signe de la Noise, le charme de la Noise. Douze groupes hexagonaux ont payé de leurs poches pour avoir le privilège de participer à cet événement de premier ordre, et se sont engagés à faire fondre vos earplugs deux soirs d’affilée. (Bil, Nextclues)


>>> SOIR #1 – SAMEDI 23 AVRIL – 18H00 (10 €)

KOURGANE (Pau) :

La caste des ovnis inclassables, celle où l’on trouve des groupes de la trempe de Dazzling Killmen, de Zu ou de The Ex… A bien y réfléchir, c’est le seul endroit où la musique mutante de Kourgane (en activité depuis les années 90), quelque-part entre heavy-noise répétitive, rock expérimental et folklore détourné, ne dépareillerait pas. Implacable, sauvage et d’une intensité rare, Heavy, leur dernier album sorti fin 2008 est un authentique rituel de transe moderne, hypnotique, inexorable, féroce, pénétré des visions incantatoires de Frederic Jouanlong (chanteur? poète? fada?) prononcées dans une langue indéchiffrable entre franglais, néologismes, cris et borborygmes, et peuplées de totems cornus, de personnages égarés et d’animaux sylvestres. Sur scène, c’est la transe assurée, un rouleau compresseur. La preuve, on ne s’est pas encore remis de leur premier concert parisien (organisé à Glazart par GTOK?GTKO! et Noise Mag) début 2010. Kourgane, mais c’est QUOI ce truc ?

www.myspace.com/kourgane

BASEMENT (Libourne)

Déjà présent au Fuckfest #2, ce groupe culte de la scène Noise française est toujours une référence incontournable. Après deux mini-albums en 97 et 98, Basement disparait un temps de la scène hexagonale avant de réapparaître en 2007 avec Everything Get Distorted, nouvel album sombre et tendu enregistré par Nicolas Dick de Kill The Thrill. Une sortie qui marque le retour aux affaires de ces vétérans, bêtes de scène et de son, dont chaque concert rivalise de fougue et de rage avec le précédent.

www.myspace.com/furianoise

CHEVREUIL (Nantes/Italie)

Actifs depuis 98, le quatrième et dernier album du duo nantais sorti en 2006 avait été baptisé Capoëira à juste titre. L’ensemble des participants forment un cercle. Au centre, deux capoëiristes jouent, ensemble plus que l’un contre l’autre. Ils doivent user de coups fluides et de ruses qui situent l’échange à mi-chemin entre la danse et l’art de combat, le jeu et la lutte. L’analogie avec le protocole capoëiriste n’aura sans doute pas échappé à ceux qui ont eu le bonheur d’assister, à l’extérieur du cercle (ou plutôt ici, du carré d’amplis), au face à face démocratique à même le sol entre Tony Chauvin (guitare, clavier) et Julien Fernandez (batterie, et aux manettes du label Africantape), et à leur mathématique rock exaltée, ludique, affranchie et un brin arty qui doit autant à Steve Reich qu’à Storm & Stress, Shellac, Don Caballero ou Hella. Leur passage au Fuckfest #3 sera l’occasion de fêter ou de re-fêter leur retour «hors-scène» après une parenthèse de 5 ans.

www.myspace.com/chevreuil

PORD (Marvejols)

La Lozère, n’est pas seulement le département le moins peuplé de France. C’est aussi le berceau de Pord : trio guitare-voix/basse/batterie, monstre de technique qui manie l’Art de la tension avec la même classe dissonante, rêche, sombre, violente et sans retenue que leurs aînés. On citera en vrac Dazzling Killmen, Breach, Today Is The Day, Unsane ou Tantrum. Marvejols a été mis à sac, Mende est ravagé par les flammes, l’Aubrac est anéanti. Nouvel album (LP/CD) en prévision pour le début 2011.

www.myspace.com/pord

LES LOUISE MITCHELS (Paris)

Cela fait un moment maintenant que les activistes parisiens colportent leur math/noise/punk-rock instrumental nerveux, abondant et labyrinthique dans et en-dehors de la capitale. Les Louise Mitchels manient les références avec un humour féroce et séditieux : sur leur dernier album en date (Es Hat Uns Spass Gemacht, 2010), on peut entendre Dave Brubeck et Tino Rossi se faire prendre en sandwich entre deux riffs thrash bien relevés, une tranche de Minutemen et une ligne de basse à la NoMeansNo.

http://etmonculcestdutofu.free.fr

DESICOBRA (Paris)

Trio instrumental basse/synthé/batterie au corps cylindrique et allongé dépourvu de membres apparents, si ce n’est ceux qui s’agitaient ou s’agitent toujours dans Shub, Warehouse et Schoolbusdriver et dont les yeux aux paupières soudées et transparentes leur confèrent un regard fixe. Rampent quelque-part entre krautrock et les bandes originales des meilleurs films du cinéma d’Art & d’Essai ovipare de la trempe de Boa vs. Python, Anaconda, Supergator ou Morsures Mortelles. Leur premier vinyl 10″ sera disponible pour le Fuckfest #3.

www.desicobra.fuzz-wire.net

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>>> SOIR #2 – DIMANCHE 24 AVRIL – 18H00 (10 €)

MARVIN (Montpellier)

Trio principalement instrumental avec Emilie aux claviers (les bons claviers, les vieux, les patinés, les granuleux) et au vocoder, Greg à la batterie et Fred à la guitare, également en renfort aux claviers et au chant. Après avoir écumé les salles et les squats de France et de Navarre, après avoir sorti un premier album éponyme autoproduit en 2007, après avoir secoué une nouvelle fois les salles, les lieux, les festivals et les squats de France, de Navarre et d’Europe avec un petit billion de dates – des plus prestigieuses (en première partie de Trans Am ou de Devo à la Villette Sonique 2008) aux plus interlopes -, Marvin a fait un comeback discographique  fracassant en 2010 avec Hangover The Top (Africantape), deuxième album aussi épique que palpitant. Quelques temps plus tard, ils mettaient une nouvelle fois le feu aux poudres avec la tournée française de la Colonie de Vacances (avec Papier Tigre, Electric Electric et Pneu). Les Marvin n’ont à ce jour raté aucun Fuckfest.

www.myspace.com/marvinband

SHUB (Nîmes)

Après Jarnac vs. Seattle, après Providence vs. la Lorraine, voici le Gard contre le Texas. Formes géographiques identiques, même amour du pétrole et du raffinement, même classe dans le port du Stetson (en feutre pour les uns, en paille pour les autres) et quatre lettres en commun (B.U.S.H). Mais la ressemblance s’arrête là. Car le trio français gardois a inventé le Shub, un genre de rock transcontinental unique, railleur, tendu et épique; un groove hybride entre post-punk et noise progressive, un peu de Shellac, de The Ex, de Prokofiev ou de Dick Dale, et des riffs belliqueux qui avancent par paliers et deviennent des idées fixes. Trois albums au compteur (le dernier en date, Fuck My Luck, sorti début 2011) et une apparition au Fuckfest 2009 placée sous le signe de l’hystérie collective.

www.myspace.com/myshub

HEADWAR (Amiens)

Headwar a d’abord été une rumeur qui courait, une rumeur avec un nom des plus douteux. Puis Headwar est devenu autre chose, un groupe à voir absolument, une anomalie bruitiste dans un paysage d’étudiants trop sages. Dernièrement, il est enfin devenu la machine guerrière tant espérée. Les membres d’Headwar ne se revendiquent de rien, puisant autant dans leurs influences musicales respectives (Suicide, Sonic Youth, Butthole Surfers) que dans leurs délires improvisés.

www.myspace.com/headwarinfo

AERÔFLÔT (Bordeaux)

Comme une bande de sales gosses qui mutileraient leurs plus beaux jouets, Aerôflôt triture, malaxe et détourne, avec une candeur légèrement perverse, tout ce qui passe à sa portée : convulsions post-punk, new-wave, rock frontal ou discoïde empruntant aussi bien aux Stranglers, à Devo, aux Modern Lovers ou à Tony Iommi qu’au pire de la série teutonne vieille école (Derrick). La bio officielle de Gwardeath dit que «s’embarquer avec l’équipage Aerôflôt, c’est comme partager une bouteille de vodka avec le pilote à même le cockpit d’un zinc de l’aviation civile russe. Statistiquement, il y a des chances d’arriver à destination. Mais faut quand même pas avoir peur des turbulences.» Avec des membres de Calc, Year Of No Light, Déjà Mort.

www.iloveaeroflot.com

LA RACE (Amiens)

La Race, un nom parfait qui vient rallonger la liste des groupes de la mystérieuse Grande Triple Alliance Internationale de l’Est (aux côtés de A.H. Kraken, The Feeling Of Love ou Cheveu). La Race, c’est le nouveau projet no-wave-chaos-lo-fi fomenté par deux membres d’Headwar et un ex-Death To Pigs. La Race, un sens de l’hygiène laissant à désirer et du bruit froid en vagues pour qui « minimaliste, répétitif, malsain, impur, interlope, nuisible et délétère » sont à ce jour les seuls qualificatifs en usage.

http://etmonculcestdutofu.free.fr

ULTRACOÏT (Paris)

Quatuor noise/post-coïtum avec des membres de Do You Compute, Crippled Old Farts, Beckfords, Fatabo, Use Of Procedure, Unsane et Celan (si si, la rumeur dit qu’Ultracoït serait le groupe parisien caché de Chris Spencer lorsqu’il vient visiter le musée Grévin, enfin, c’est Nextclues qui le dit). Après une 1ère démo en trio en 2008, une deuxième guitare est arrivée pour durcir un peu plus le ton. LP 10’’ en prévision pour 2011.

www.myspace.com/ultracoit

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>>> GOODIES :

Pour écouter le sampler du fuckfest #3 : http://fuckfest.bandcamp.com

Comme pour les éditions précédentes, le Fuckfest #3 sera aussi l’occasion de réunir, en plus des groupes, d’autres acteurs de la scène indépendante :
– exposition d’affiches rocks sérigraphiées
– stands de dédicaces d’illustateurs/auteurs de bd
– stands de distro, merchandising, fanzines, magazines et labels spécialisés

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>>> INFOS PRATIQUES

Mains d’Oeuvres (Adresse, contacts, plan d’accès)

– Préventes Digitik : 23 avril ///  24 avril

Bien entendu, l’ensemble du festival est réalisé sans aucune aide financière d’aucune sorte, qu’elle soit publique ou privée. De fait, la troisième édition du Fuckfest, tout comme les précédentes, ne pourrait exister sans le soutien et la participation active des groupes, de la rédaction de Nextclues, de Mains d’Oeuvres, de Noise Mag et des différents intervenants et exposants qui y seront présents.

et pour mémoire, le final du Fuckfest #2:


Marvin @ FuckFest #2
http://mediaservices.myspace.com/services/media/embed.aspx/m=56695560,t=1,mt=video
DelP! | Myspace Video

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2 réponses à “NEXTCLUES FUCKFEST#3 (23/24 avril 2011, Mains d’Oeuvres)

  1. Pingback: Fuckfest #3 | Contreplaqué records

  2. Pingback: Extrait du nouvel album de Pord | Contreplaqué records

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